Célérusses ! La guerre de l’information selon l’OTAN

Dans une longue interview diffusée le 31 juillet 2026 sur son émission, Tucker Carlson reçoit Elizabeth Lane, journaliste indépendante d’origine géorgienne. Le sujet : l’origine des vagues de bots, de comptes anonymes et de campagnes de diffamation qui s’abattent systématiquement sur quiconque remet en cause l’escalade militaire en Ukraine, avec l’Iran, ou critique le soutien inconditionnel à l’OTAN et à Israël. Le fameux Célérusses ! Lane commence par écarter les explications les plus simples. Ces opérations ne viennent pas de Moscou, assure-t-elle. Elles ne sont pas non plus le fait de l’administration Trump, ni principalement d’Israël – même si ce dernier mène ses propres actions d’influence, souvent déclarées sous le Foreign Agents Registration Act. Le véritable moteur, selon elle, est un réseau occidental plus large, atlantiste, qui agit sous le prétexte permanent de « lutter contre la désinformation russe ». (il est possible d’activer le sous-titrage en français avec les options de la roue dentée en bas à droite de la vidéo) L’origine : Integrity Initiative / Institute for Statecraft (2018) Le fil commence en 2018. Le groupe Anonymous pirate alors l’Integrity Initiative, un projet de l’Institute for Statecraft, un obscure think-tank britannique. L’adresse officielle en Écosse mène à un bâtiment abandonné. La vraie se trouve à Londres, au 2 Temple Place, un site historiquement lié aux Templiers. Les documents révélés montrent une opération d’influence mêlant journalistes et officiers de renseignement britanniques, dont Chris Donnelly. Financée par le Foreign Office, elle fonctionne par « clusters » nationaux (Royaume-Uni, Finlande, Ukraine, Géorgie, États-Unis…). Leur méthode est constante : produire des chaînes d’articles pour coller l’étiquette « agent russe » à des politiciens ou journalistes gênants. Jeremy Corbyn au Royaume-Uni, Pedro Baños en Espagne, des indépendants finlandais : la liste est longue. L’objectif affiché – combattre la propagande russe – sert en réalité à écarter des voix critiques de l’ordre atlantiste. Ben Nimmo et les passerelles OTAN / Atlantic Council Après le scandale, l’opération ne disparaît pas. Elle se restructure. Des figures comme Ben Nimmo illustrent les passerelles : correspondant de l’OTAN, puis employé de son bureau de presse, ensuite senior fellow à l’Atlantic Council (Digital Forensic Research Lab), où il contribue à recruter des « keyboard warriors » contre la désinformation russe, avant de rejoindre OpenAI. Les mêmes réseaux, les mêmes techniques. L’expérience OTAN de 2019 (le moment clé pour les bots) Un tournant intervient en 2019. Le StratCom de l’OTAN, son centre de communication stratégique, lance une « expérience de réseaux sociaux ». Il confie à une société ukrainienne de Kharkiv, SingularX, l’achat de centaines de milliers de bots, de faux commentaires et de faux engagement. Le test réussit : les plateformes peuvent être manipulées sans détection immédiate. Beaucoup de comptes d’attaque encore actifs aujourd’hui datent de cette période. L’OTAN, selon Lane, a poursuivi ce type de collaborations avec des entreprises ukrainiennes, certaines bénéficiant de financements américains. Financement et structure actuelle Le système actuel combine deux couches. D’un côté, des propagandistes visibles – Laura Loomer, Ryan Mauro et d’autres – qui défendent ouvertement l’OTAN, l’Ukraine et Israël. De l’autre, des bots sans visage, mélange d’intelligence artificielle et d’opérateurs humains, plus dangereux parce qu’anonymes. Ils récupèrent des informations personnelles, fabriquent des histoires et les font remonter jusqu’aux grands médias. Qui est ciblé aujourd’hui ? Quiconque appelle à la désescalade, critique le soutien inconditionnel à Kiev ou s’oppose à une confrontation avec l’Iran devient une cible. Parmi les figures particulièrement visées : JD Vance, Candace Owens, Charlie Kirk, Marjorie Taylor Greene, Thomas Massie, Carlson lui-même, et Lane. Le financement passe par le Foreign Office britannique, l’OTAN, l’Atlantic Council et des structures associatives difficilement traçables. L’agenda, estime Lane, dépasse la simple guerre de l’information : il s’agit de maintenir une dynamique d’escalade permanente, d’empêcher toute paix négociée et d’éliminer les voix isolationnistes ou anti-guerre. Le patriotisme et l’anti-russisme sont utilisés comme leviers pour mobiliser l’opinion américaine. Ce que décrit Elizabeth Lane n’est pas une simple « ferme de trolls russes ». C’est, selon elle, un appareil d’influence occidental – britannique, otanien, ukrainien, relais de think-tanks américains – qui a industrialisé la production de bots et de campagnes de diffamation sous le couvert de la défense de la démocratie. Les structures existent, les documents de 2018 en ont révélé une partie, et le système, affirme-t-elle, continue de fonctionner. La guerre de 5e génération selon Flynn Après la chute du mur de Berlin, l’OTAN (et plus largement les puissances occidentales) s’est trouvée confrontée à un environnement où la guerre classique interétatique de grande ampleur n’était plus le scénario dominant. Les conflits se sont déplacés vers des formes hybrides : cyber, influence, désinformation, opérations psychologiques, manipulation des perceptions. C’est précisément ce que beaucoup d’analystes militaires appellent la guerre de 5e génération (5GW). Le général Michael Flynn (avec Boone Cutler) en a fait l’une de ses thématiques centrales. Dans The Citizen’s Guide to Fifth Generation Warfare, il décrit un type de conflit où : Flynn insiste sur le fait que dans ce type de guerre, on peut être en train de subir une offensive sans même réaliser qu’on est en guerre. La guerre hybride selon l’OTAN De son côté, l’OTAN a développé ses propres concepts parallèles. Elle parle depuis longtemps de guerre hybride, d’opérations d’information (InfoOps), de communication stratégique (StratCom), et plus récemment de cognitive warfare — la « guerre cognitive ». L’Alliance a des centres dédiés (comme le StratCom à Riga), des doctrines, des exercices et des recherches officiels sur la façon d’agir dans l’environnement informationnel pour influencer les décisions et les opinions, en temps de paix comme en temps de crise. Ce que décrit Elizabeth Lane dans l’interview avec Tucker Carlson (bots, fermes de trolls, campagnes de smears sous prétexte de « lutter contre la désinformation russe », réseaux liés à des structures britanniques et otaniennes) s’inscrit exactement dans cette logique. Si ses affirmations sont exactes, on aurait alors un exemple d’usage de techniques de 5e génération / guerre cognitive par des acteurs occidentaux eux-mêmes, contre des voix dissidentes à l’intérieur de l’espace euro-atlantique. Une recette vieille comme l’Empire britannique L’Empire britannique a systématiquement pratiqué le divide et impera (diviser pour mieux régner) pendant plusieurs siècles. En Inde, en Afrique, au Moyen-Orient, dans les Caraïbes : favoriser les rivalités ethniques, religieuses, tribales ou politiques pour empêcher l’unité des populations colonisées et faciliter le contrôle avec relativement peu de forces. Ce n’était pas seulement
Quelle hygiène pour les ondes électromagnétiques chez soi ?

Nouvelle conférence débat avec l’expert des ondes électromagnétiques domestiques, Michel Déquilbecq.Au programme : Rappel “principe de fonctionnement “CPL Linky/5G. Mesures devant vous avec des appareils homologués,certifiés cofrac et étalonnées sur la Norme Allemande Baubiologie SBM 2015. Mesures électricité sale-Harmonique 50 Hz.des champs électriques Basses Fréquences. Une bonne santé commence par une bonne prise de terre de votre habitation. Mesures de tension induite corporels Mesures Pollution Hautes fréquences de votre Tél portable. Conformité/Gestion du risque-DAS tél portable. Et plus partiulièrement sur le chapitre des implications pour la Santé : Les impacts des rayonnements électromagnétiques Artificiels sur la santé. Quels sont les avantages des ondes scalaires pour notre santé. Quels sont les avantages de se connecter à la terre pour notre santé. Comment réduire son exposition REM : Les différentes solutions pour se protéger. Protection énergétique et biologique. Vendredi 28 mars 18h • 32 rue Clovis 76600 le Havre inscription sur helloasso.com • Mots clé : soslibertes • https://t.ly/fK7nw places liMitées • participation aux frais : 7€ MiniMuM
Comment se protéger des compteurs Linky ?

Rendez-vous vendredi 22 novembre pour retrouver Michel Dequilbecq, l’expert qui va éclairer les aspects tant juridiques que pratiques sur ces compteurs « intelligents », mais controversés, que sont Linky et Gazpar. L’angle de la santé sera également central. La conférence sera suivie d’un débat. Vendredi 22 novembre 18h • 32 rue Clovis 76600 Le Havre Inscription sur helloasso.com • Mots clé : soslibertes • https://t.ly/07GU_• Places limitées • Participation aux frais : 5€ minimum
5G & compteurs Linky, des ondes positives ou pas ?

Le 7 juin prochain, Sos libertés invite Michel Dequilbecq, un expert diplômé dans le domaine des ondes électromagnétiques. Il fera le point sur ces deux sujets sensibles et très controversés sous les angles de la santé comme de la protection juridique. Sa conférence se déroulera en deux parties :1ère partie : Ce qu’il faut savoir sur la 5G : Principe de fonctionnement. Les Normes Françaises nous protègent-elles ? Chapitre santé, avis scientifiques et protection juridique.… Comment se protéger ? Questions/Réponse. 2e partie : Principe de fonctionnement CPL Numérique Pulsé du Compteur Linky. Avec rapport final CSTB. Nos câbles électriques sont-ils conformes ? Chapitre Santé/Juridique… Comment se protéger ? Questions/Réponses. Vendredi 7 juin• 18h • 32 rue Clovis 76600 Le Havre Inscription sur helloasso.com • Mots clé : soslibertes • https://t.ly/KZh1P • Places limitées • Participation aux frais : 5€ minimum
Comment lutter contre l’addiction aux écrans ?

Les effets des écrans (smartphone, tablettes, télévision) sur nos enfants sont catastrophiques. Ils y passent de plus en plus de temps : 3h par jour à partir de 2 ans, jusqu’à plus de 6 H entre 13 et 18 ans. Cette surconsommation d’écran a des impacts sur la santé physique des enfants (obésité, vue, développement moteur), sur leur santé psychologique (troubles du comportement, traits autistiques et troubles de l’attention avec hyperréactivité), et sur leur développement intellectuel et cognitif (retards de langage, troubles des apprentissages). Tout ceci se reflète dans la baisse du niveau observée à l’école, dont même l’ex Ministre de l’éducation a commencé à prendre conscience. Pourtant les mesures tardent à être prises. Pire, l’éducation nationale continue à encourager les écrans à l’école, sous prétexte de modernité. Elle a même prévu de tester l’utilisation de l’IA dans les collèges. Quand va t’on réellement bloquer l’accès aux plateformes les plus addictives (comme l’a fait le gouvernement chinois), et que peuvent faire les parents pour superviser et limiter l’usage des écrans de leurs enfants ? Conférence débat avec Anne- Gaelle Simon, psychologue clinicienne de l’association Alerte Ecran, et le Dr Jean Luc Saladin, membre de la société française de neurosciences. Un extrait des documentaires « l’addiction aux écrans : Héroine numétique » et de « Déesse, il se boxe et blesse tes jeunes » sera présenté en introduction. Vendredi 12 avril • 18h • 32 rue Clovis 76600 Le Havre Inscription sur helloasso.com • https://t.ly/-3EX0 • Places limitées • Participation aux frais : 5€ minimum
Les agriculteurs pour les libertés

Comment contraindre, taxer, empêcher, détruire ? Comment imposer la nouvelle donne mondialisée : ce nihilisme contemporain ! Un enjeu débuté il y a 50 années : Comme une réponse stupide à la stupidité déjà en action au 20ème siècle avec les guerres meurtrières qui avaient déjà montré combien la folie humaine est capable du pire, parée de la modernité pseudo scientifique. Le nihilisme abreuvé au matérialisme égalitaire n’est pas né d’hier pour dire qu’il ne peut se résoudre en un tour de main ! Reprendre à la base l’état des lieux, reconstruire les savoirs, le respect, la pratique , l’espace à visage humain c’est à dire centré sur une vie vivable et non utopique , trompe l’œil , miroir aux alouettes . Travail et sa valeur réelle et diverse, famille et ses généalogies complexes, patrie ou territoire où se transmet la mémoire vécue et les origines culturelles enracinées… Remettre les uchronies, utopies au placard peu à peu … Cela impose réflexion, réalisme, esprit critique aiguisé : cet esprit, le meilleur des « Lumières » doit quitter les mirages de l’argent facile : celui des jeux bancaires internationalisés. Toutes ces questions sont celles qui permettent de penser que la liberté est encore possible si on la souhaite vraiment, modestement, humainement. Des milliers de personnes ont conscience de cela et travaillent dans ce sens mais on ne leur donne pas la parole, on continue de vouloir les détruire en leur vantant le contraire : IA, communication virtuelle, médias peu enclins à les recevoir. Méthode : Étouffer les dialogues, éloigner les décideurs comme on le fait si bien dans “notre Europe” fédéraliste. Notre association souhaite rebâtir ce respect du dialogue : une micro résistance indispensable, capable de changer vraiment dans le bon sens un système qui montre son incohérence et son épuisement. Voir à ce sujet cet entretien avec Michel Onfray
Ne laissez plus vos PC & mobiles vous espionner !

Voici le déroulé de la conférence-débat du 16 février prochain : Première partie : captation de données intimes, algorithmes, addiction, uberisation, obsolescence… Pourquoi et comment les multinationales cherchent à exploiter nos données pour nous contrôler et nous manipuler ? Il est important de comprendre ce qui se passe depuis 30 ans pour pouvoir y réagir. Nous avons tous une certaine perception des dangers liés à Internet et aux réseaux sociaux, mais sans nécessairement bien comprendre comment on en est arrivé là, quels sont les ressorts et les conséquences de ces changements de plus en plus rapides et massifs. L’objectif de cette première partie sera de donner une vision d’ensemble, en abordant quelques-unes des questions suivantes : Internet – de l’utopie de la liberté et de l’accès au savoir pour tous au capitalisme de surveillance et à la dépendance au smartphone. Les stratégies de maximisation de l’extraction de données – l’addiction aux clics Les conséquences psychologiques. Comment les GAFAM font de l’argent avec nos données (usage commercial, usage politique (ex de Cambridge Analytica) Exploitation des employés des plateformes de service (Amazon, Uber… ). La croissance de la datasphère : multiplication des capteurs, le rôle des smartphones, l’Internet des objets connectés et la 5G. La surveillance généralisée ; liens entre les états et les GAFAM ; reconnaissance faciale et vocale, et analyse de texte par l’IA Le crédit social explicite ou implicite. Le risque d’une dictature numérique, au nom de l’expertise et contre la démocratie. Deuxième partie : comment résister ? Découvrez les alternatives libres, éthiques, décentralisées, éco-responsables qui respectent les utilisateurs Il est en effet possible de refuser cette servitude volontaire, sans pour autant renoncer aux technologies qui peuvent nous faciliter la vie. Le RGPD adopté par l’Europe constitue une première protection à valoriser, même s’il ne résout pas tout. Depuis des mesures simples, comme : – le refus de la géolocalisation ou de la reconnaissance faciale, – l’abandon de Google, de Facebook et de Tiktok pour des applications équivalentes mais libres, jusqu’à des engagements plus exigeants : ‑utilisation exclusive de logiciels libres, ‑faire en sorte de ne pas laisser nos données circuler sur les serveurs états-uniens, ‑voire abandon du smartphone. NB : Pour celles et ceux qui souhaitent mettre en pratique simplement quelques-unes de ces pistes, un atelier sera organisé à une date ultérieure, avec inscription obligatoire (nombre de places limité). Cette présentation sera suivie d’un débat, puis tous les participants seront invités à partager le buffet libre et associatif pour poursuivre leurs échanges de manière informelle. (Chacun peut amener à manger ou à boire, sans obligation– PAF : 5 euros minimum) “Libérons nos ordis” est active à Rouen depuis 2019, elle est formée entièrement de bénévoles travaillant dans le domaine informatique et ne reçoit aucune subvention. Elle a pour objectif d’aider à évoluer vers le numérique éthique, en faisant évoluer les systèmes informatiques vers des outils libres et éthiques, et des pratiques de qualité. L’association propose des actions de sensibilisation, des formations et des ateliers pratiques, tous publics. Elle propose également un accompagnement pour aider les collectifs et le public à s’émanciper des multinationales. Vendredi 16 février • 18h • 32 rue Clovis 76600 Le Havre Inscription sur helloasso.com • Mots clé : soslibertes • https://t.ly/R9LLE • Places limitées • Participation aux frais : 5€ minimum