L’arnaque du libre-échange à la britannique

Deux systèmes s’affrontent : libre-échange britannique contre système national américain Analyste financier et essayiste, Alex Krainer propose une relecture radicale des bouleversements géopolitiques actuels. Guerre en Ukraine, conflit à Gaza, tensions avec l’Iran et la Chine, migrations massives, érosion des classes moyennes… Autant de crises qui, selon lui, ne relèvent pas d’un affrontement entre « démocraties et autocraties ». Elles seraient les fronts d’une même guerre de modèles économiques et de gouvernance. Le vrai clivage n’est pas celui qu’on croit Krainer commence par balayer les grilles de lecture dominantes. Les dirigeants occidentaux parlent volontiers de « sociétés ouvertes contre sociétés fermées ». Il y voit une représentation auto-complaisante qui masque l’essentiel. Le conflit profond oppose, d’un côté, le système colonial de libre-échange hérité de l’Empire britannique et, de l’autre, le système national d’économie politique, souvent appelé « système américain ». Ce dernier a été conceptualisé et mis en œuvre par des figures comme Alexander Hamilton, Henry Clay, Abraham Lincoln et, surtout, l’économiste Henry C. Carey, conseiller de Lincoln. Pour Krainer, comprendre cette opposition est indispensable pour relier entre elles les crises contemporaines. Libre-échange : une course vers le bas Le système britannique de libre-échange repose sur un principe simple : supprimer toutes les barrières au mouvement des capitaux et des marchandises afin de maximiser le rendement du capital. Dans cette logique, les nations se retrouvent contraintes de rivaliser pour attirer les investissements en compressant systématiquement leurs coûts. Salaires, sécurité de l’emploi, retraites, santé, éducation, infrastructures, protection de l’environnement : tout ce qui grève le retour sur capital devient une variable d’ajustement. Le résultat, selon Krainer, est une course vers le bas permanente. La richesse s’extrait et se concentre dans quelques centres financiers, tandis que le tissu productif et social des nations s’érode. Le système national : produire chez soi pour enrichir le pays À l’opposé, le système national d’économie politique place la production intérieure au centre. Il utilise des barrières protectrices temporaires pour permettre à l’industrie nationale de se développer face à la concurrence étrangère. Les capitaux sont orientés vers la manufacture, les infrastructures, l’éducation, la recherche et la culture. L’objectif n’est pas la maximisation du rendement financier immédiat, mais l’élévation durable du niveau de vie de la population et la dispersion de la richesse. Krainer insiste : ce modèle vise la souveraineté et l’indépendance, là où le libre-échange pousse vers la globalisation et l’hégémonie unipolaire. Les sept dimensions de Henry Carey Dans son ouvrage de 1851, The Harmony of Interests, Henry Carey avait déjà formulé le contraste avec une clarté que Krainer juge toujours pertinente. Il en retient sept axes principaux : L’Empire britannique comme laboratoire Krainer prend l’Empire britannique comme illustration paradigmatique du système de libre-échange. Les symptômes qu’il a générés – déclin industriel relatif, pression sur les salaires, concentration financière, recours aux migrations et militarisation – se retrouvent aujourd’hui, selon lui, dans l’ensemble du monde développé qui a adopté ce modèle au cours des cinquante dernières années. À l’inverse, les pays qui ont appliqué le système national ont connu des phases de montée en puissance industrielle et d’amélioration du niveau de vie : les États-Unis après l’indépendance, l’Allemagne de la fin du XIXe siècle, ou encore l’Italie d’après-guerre sous l’impulsion d’Enrico Mattei. Krainer annonce d’ailleurs un travail ultérieur sur la Chine contemporaine, qu’il présente comme l’exemple le plus spectaculaire de ce modèle au XXIe siècle. Pourquoi cette grille de lecture change tout Une fois cette opposition acceptée, les conflits actuels prennent un sens différent. La guerre en Ukraine, les tensions autour de Taïwan, la politique migratoire ou les crises sociales internes ne sont plus des dossiers isolés. Ils deviennent les théâtres d’une même confrontation entre un système extractif en déclin et des puissances qui refusent la subordination coloniale et cherchent à reconstruire une capacité productive souveraine. Krainer souligne un point supplémentaire : cette connaissance a été largement effacée des programmes d’économie contemporains. Le fait même de pouvoir la reconstituer lui paraît presque un acte de résistance intellectuelle. Un empire qui s’effrite La thèse centrale de la vidéo est claire. Le modèle de libre-échange qui a dominé l’Occident depuis plusieurs décennies produit désormais ses effets prévisibles : affaiblissement industriel, pression sur les classes moyennes, instabilité sociale et recours permanent à la force. Face à lui, le retour à une logique de système national, observable dans plusieurs pays émergents, redessine les rapports de force mondiaux. Pour Alex Krainer, l’empire n’est pas seulement contesté militairement ou diplomatiquement. Il s’effondre d’abord sous le poids de ses propres contradictions économiques. L’exemple de la France des Trente Glorieuses Krainer n’en parle pas mais la période gaullienne (et plus largement les Trente Glorieuses sous influence de la planification française) illustre une version assez pure de capitalisme productiviste et dirigiste. L’État ne se contentait pas de réguler : il orientait massivement l’investissement, créait ou soutenait des champions nationaux, lançait de grands programmes technologiques (nucléaire civil et militaire, aéronautique, électronique, spatial…), protégeait certains secteurs stratégiques et acceptait un degré élevé d’intervention dans l’allocation du capital.Les résultats sont difficiles à nier sur le moment : ‑Croissance forte et relativement soutenue-Modernisation accélérée de l’appareil productif-Hausse nette du niveau de vie-Montée en gamme industrielle-Affirmation d’une certaine indépendance stratégique (notamment monétaire et énergétique) De Gaulle et ses équipes (Pompidou à Matignon, les hauts fonctionnaires du Plan, etc.) incarnent clairement une logique opposée au libre-échange britannique classique : on ne laisse pas le marché mondial dicter la structure productive du pays. On la construit. L’expérience française de cette période constitue bien une démonstration concrète qu’un capitalisme piloté, productiviste et relativement souverain peut délivrer des résultats impressionnants face à une logique de pure ouverture et de spécialisation selon les avantages comparatifs immédiats. À cette époque, la plus grande fortune de France était Marcel Boussac, à la tête de plus de 50 usines employant plus de 20 000 salariés. Boussac avait bâti un empire textile vertical (filatures, tissage, confection, distribution, marques dont le financement de la maison Christian Dior en 1946), étendu aux colonies, aux journaux (L’Aurore, Paris-Turf) et aux courses hippiques (haras et hippodrome de Saint-Cloud). Mais sa fortune était de 50 milliards d’anciens francs équivalent donc à 500 millions de nouveaux francs de l’époque. L’écart d’échelle avec avec les plus grandes fortunes est énorme, et la libre circulation des capitaux et des
Célérusses ! La guerre de l’information selon l’OTAN

Dans une longue interview diffusée le 31 juillet 2026 sur son émission, Tucker Carlson reçoit Elizabeth Lane, journaliste indépendante d’origine géorgienne. Le sujet : l’origine des vagues de bots, de comptes anonymes et de campagnes de diffamation qui s’abattent systématiquement sur quiconque remet en cause l’escalade militaire en Ukraine, avec l’Iran, ou critique le soutien inconditionnel à l’OTAN et à Israël. Le fameux Célérusses ! Lane commence par écarter les explications les plus simples. Ces opérations ne viennent pas de Moscou, assure-t-elle. Elles ne sont pas non plus le fait de l’administration Trump, ni principalement d’Israël – même si ce dernier mène ses propres actions d’influence, souvent déclarées sous le Foreign Agents Registration Act. Le véritable moteur, selon elle, est un réseau occidental plus large, atlantiste, qui agit sous le prétexte permanent de « lutter contre la désinformation russe ». (il est possible d’activer le sous-titrage en français avec les options de la roue dentée en bas à droite de la vidéo) L’origine : Integrity Initiative / Institute for Statecraft (2018) Le fil commence en 2018. Le groupe Anonymous pirate alors l’Integrity Initiative, un projet de l’Institute for Statecraft, un obscure think-tank britannique. L’adresse officielle en Écosse mène à un bâtiment abandonné. La vraie se trouve à Londres, au 2 Temple Place, un site historiquement lié aux Templiers. Les documents révélés montrent une opération d’influence mêlant journalistes et officiers de renseignement britanniques, dont Chris Donnelly. Financée par le Foreign Office, elle fonctionne par « clusters » nationaux (Royaume-Uni, Finlande, Ukraine, Géorgie, États-Unis…). Leur méthode est constante : produire des chaînes d’articles pour coller l’étiquette « agent russe » à des politiciens ou journalistes gênants. Jeremy Corbyn au Royaume-Uni, Pedro Baños en Espagne, des indépendants finlandais : la liste est longue. L’objectif affiché – combattre la propagande russe – sert en réalité à écarter des voix critiques de l’ordre atlantiste. Ben Nimmo et les passerelles OTAN / Atlantic Council Après le scandale, l’opération ne disparaît pas. Elle se restructure. Des figures comme Ben Nimmo illustrent les passerelles : correspondant de l’OTAN, puis employé de son bureau de presse, ensuite senior fellow à l’Atlantic Council (Digital Forensic Research Lab), où il contribue à recruter des « keyboard warriors » contre la désinformation russe, avant de rejoindre OpenAI. Les mêmes réseaux, les mêmes techniques. L’expérience OTAN de 2019 (le moment clé pour les bots) Un tournant intervient en 2019. Le StratCom de l’OTAN, son centre de communication stratégique, lance une « expérience de réseaux sociaux ». Il confie à une société ukrainienne de Kharkiv, SingularX, l’achat de centaines de milliers de bots, de faux commentaires et de faux engagement. Le test réussit : les plateformes peuvent être manipulées sans détection immédiate. Beaucoup de comptes d’attaque encore actifs aujourd’hui datent de cette période. L’OTAN, selon Lane, a poursuivi ce type de collaborations avec des entreprises ukrainiennes, certaines bénéficiant de financements américains. Financement et structure actuelle Le système actuel combine deux couches. D’un côté, des propagandistes visibles – Laura Loomer, Ryan Mauro et d’autres – qui défendent ouvertement l’OTAN, l’Ukraine et Israël. De l’autre, des bots sans visage, mélange d’intelligence artificielle et d’opérateurs humains, plus dangereux parce qu’anonymes. Ils récupèrent des informations personnelles, fabriquent des histoires et les font remonter jusqu’aux grands médias. Qui est ciblé aujourd’hui ? Quiconque appelle à la désescalade, critique le soutien inconditionnel à Kiev ou s’oppose à une confrontation avec l’Iran devient une cible. Parmi les figures particulièrement visées : JD Vance, Candace Owens, Charlie Kirk, Marjorie Taylor Greene, Thomas Massie, Carlson lui-même, et Lane. Le financement passe par le Foreign Office britannique, l’OTAN, l’Atlantic Council et des structures associatives difficilement traçables. L’agenda, estime Lane, dépasse la simple guerre de l’information : il s’agit de maintenir une dynamique d’escalade permanente, d’empêcher toute paix négociée et d’éliminer les voix isolationnistes ou anti-guerre. Le patriotisme et l’anti-russisme sont utilisés comme leviers pour mobiliser l’opinion américaine. Ce que décrit Elizabeth Lane n’est pas une simple « ferme de trolls russes ». C’est, selon elle, un appareil d’influence occidental – britannique, otanien, ukrainien, relais de think-tanks américains – qui a industrialisé la production de bots et de campagnes de diffamation sous le couvert de la défense de la démocratie. Les structures existent, les documents de 2018 en ont révélé une partie, et le système, affirme-t-elle, continue de fonctionner. La guerre de 5e génération selon Flynn Après la chute du mur de Berlin, l’OTAN (et plus largement les puissances occidentales) s’est trouvée confrontée à un environnement où la guerre classique interétatique de grande ampleur n’était plus le scénario dominant. Les conflits se sont déplacés vers des formes hybrides : cyber, influence, désinformation, opérations psychologiques, manipulation des perceptions. C’est précisément ce que beaucoup d’analystes militaires appellent la guerre de 5e génération (5GW). Le général Michael Flynn (avec Boone Cutler) en a fait l’une de ses thématiques centrales. Dans The Citizen’s Guide to Fifth Generation Warfare, il décrit un type de conflit où : Flynn insiste sur le fait que dans ce type de guerre, on peut être en train de subir une offensive sans même réaliser qu’on est en guerre. La guerre hybride selon l’OTAN De son côté, l’OTAN a développé ses propres concepts parallèles. Elle parle depuis longtemps de guerre hybride, d’opérations d’information (InfoOps), de communication stratégique (StratCom), et plus récemment de cognitive warfare — la « guerre cognitive ». L’Alliance a des centres dédiés (comme le StratCom à Riga), des doctrines, des exercices et des recherches officiels sur la façon d’agir dans l’environnement informationnel pour influencer les décisions et les opinions, en temps de paix comme en temps de crise. Ce que décrit Elizabeth Lane dans l’interview avec Tucker Carlson (bots, fermes de trolls, campagnes de smears sous prétexte de « lutter contre la désinformation russe », réseaux liés à des structures britanniques et otaniennes) s’inscrit exactement dans cette logique. Si ses affirmations sont exactes, on aurait alors un exemple d’usage de techniques de 5e génération / guerre cognitive par des acteurs occidentaux eux-mêmes, contre des voix dissidentes à l’intérieur de l’espace euro-atlantique. Une recette vieille comme l’Empire britannique L’Empire britannique a systématiquement pratiqué le divide et impera (diviser pour mieux régner) pendant plusieurs siècles. En Inde, en Afrique, au Moyen-Orient, dans les Caraïbes : favoriser les rivalités ethniques, religieuses, tribales ou politiques pour empêcher l’unité des populations colonisées et faciliter le contrôle avec relativement peu de forces. Ce n’était pas seulement
Pas de guerres sans mensonges médiatiques ?

Julian Assange a souvent affirmé que les médias, en collusion avec les gouvernements, fabriquent des narratifs mensongers pour justifier les guerres, rendant les populations complices par ignorance ou peur. Sa propre expérience avec WikiLeaks (révélations sur l’Irak et l’Afghanistan) soutient cette idée, et des voix comme John Pilger (The War You Don’t See) ont renforcé cette critique. L’exemple avéré est par définition la seconde Guerre d’Irak (2003) Mensonge : Les États-Unis et le Royaume-Uni ont affirmé que l’Irak de Saddam Hussein possédait des armes de masse (ADM), notamment des armes chimiques et un programme nucléaire, justifiant l’invasion. Colin Powell a brandi des preuves douteuses à l’ONU en février 2003. Rôle des médias : Les grands médias (CNN, BBC, Fox News) ont relayé ces allégations sans scepticisme suffisant, amplifiant la peur (ex. menaces d’attaques imminentes). Le New York Times a publié des articles de Judith Miller sur des ADM, plus tard reconnus comme faux. Conséquences : L’absence d’ADM post-invasion (rapport Duelfer, 2004) a révélé la manipulation. Les populations occidentales, trompées, ont soutenu une guerre qui a causé des centaines de milliers de morts. Preuve : Les fuites WikiLeaks (Iraq War Logs, 2010) ont montré des exagérations et des couvertures d’abus, corroborant le rôle des médias dans la désinformation. Voici donc une liste (non exhaustive) des cas les plus emblématiques où des mensonges médiatiques ont forcé le consentement à la guerre : Propagande anti-allemande (Première Guerre mondiale, 1914 – 1918): Mensonge : Les Alliés, notamment le Royaume-Uni, ont diffusé des histoires comme les « atrocités allemandes » (ex. soldats coupant les mains d’enfants belges) via des affiches et des journaux (The Times). Le rapport Bryce (1915) a amplifié ces récits. Rôle des médias : La presse britannique, sous pression patriotique, a relayé ces allégations sans preuves solides. Des historiens (ex. John Horne) ont montré que beaucoup étaient exagérées ou inventées pour mobiliser l’opinion. Conséquences : Le consentement à une guerre totale a été obtenu, avec des millions de morts. La censure alliée a empêché les contre-récits. Doute : L’ampleur de la propagande (films comme The Battle of the Somme) suggère une manipulation orchestrée, pas une simple rhétorique de guerre. Incident de Gleiwitz (Seconde Guerre mondiale, 1939): Mensonge : Les nazis ont simulé une attaque polonaise contre la radio de Gleiwitz le 31 août 1939, attribuée à des « terroristes polonais » (en fait, des prisonniers exécutés et habillés en uniformes). Goebbels a utilisé cela pour justifier l’invasion de la Pologne. Rôle des médias : La propagande nazie (radio, journaux comme Völkischer Beobachter) a diffusé cette version sans vérification, trompant la population allemande et internationale. Conséquences : La guerre a éclaté, entraînant des millions de morts. L’opération a été confirmée par des documents post-1945 (procès de Nuremberg). Doute : La sophistication de la mise en scène (agents SS, corps maquillés) indique une intention claire de manipuler, pas une coïncidence. Seconde Guerre mondiale — Pearl Harbor (1941): Mensonge : Les États-Unis ont nié avoir décrypté les plans japonais (ex. Magic intercepts), laissant croire à une surprise totale. Médias : New York Times, radio (CBS) relayent la narrative d’une agression imprévisible. Conséquence : Entrée en guerre des USA, millions de morts. Des historiens (Stinnett, Day of Deceit, 2000) suggèrent que Roosevelt a laissé l’attaque se produire pour mobiliser l’opinion. Preuve : Déclassifications partielles (NSA, 1999) montrent une connaissance anticipée. Guerre de Corée (1950−1953): Mensonge : Les États-Unis ont présenté l’invasion nord-coréenne comme un acte isolé, masquant leur propre rôle dans la division de la Corée (1945) et le soutien à Syngman Rhee. Médias : Time Magazine, CBS diffusent une narrative anti-communiste sans contexte historique. Conséquence : Soutien public à l’intervention, 2,5 millions de morts. Preuve : Archives déclassifiées (State Dept, 1970s) révèlent des provocations US. Guerre d’Indochine (1946−1954): Mensonge : La France a présenté sa reconquête coloniale comme une « mission civilisatrice » face à un soulèvement communiste, masquant les massacres (ex. Haiphong, 1946) et les intérêts économiques (caoutchouc, mines). Médias : Le Figaro, L’Humanité (sous influence PCF) ont relayé des versions biaisées, minimisant les atrocités françaises (10 000 morts à Haiphong, selon des rapports déclassifiés, 2000). Conséquence : Soutien public initial, 400 000+ morts, jusqu’à Diên Biên Phu. Preuve : Archives coloniales françaises (SHD Vincennes) révèlent des exagérations. Guerre d’Algérie (1954−1962): Mensonge : La France a qualifié la lutte FLN de « terrorisme » sans contexte colonial, cachant les tortures systématiques (ex. Bataille d’Alger). Médias : Le Monde, radio française diffusent la narrative officielle, censurant des voix comme Henri Alleg (La Question, 1958). Conséquence : Consentement à une guerre sale, 1,5 million de morts algériens. Preuve : Rapports déclassifiés (1990 s) confirment la censure. Incident du golfe du Tonkin (Vietnam, 1964): Mensonge : Les États-Unis ont prétendu que le 2 août et le 4 août 1964, des navires nord-vietnamiens avaient attaqué sans provocation les destroyers américains USS Maddox et Turner Joy dans le golfe du Tonkin. Cela a conduit à la résolution du même nom, autorisant l’escalade militaire. Rôle des médias : Les journaux américains (ex. The Washington Post) et la TV (CBS) ont relayé la version officielle sans vérifier, amplifiant la narrative d’une agression communiste. Plus tard, des enregistrements déclassifiés (NSA, 2005) ont montré qu’aucune attaque n’avait eu lieu le 4 août — un « fantôme » créé par des erreurs radar et une tension nerveuse. Conséquences : La guerre du Vietnam a duré jusqu’en 1975, causant des millions de morts. Les médias ont été critiqués post-facto (ex. Pentagon Papers, 1971) pour avoir servi de relais à la propagande. Doute : L’absence d’enquête immédiate suggère une intention de manipuler, pas une simple erreur. Guerre du Biafra (1967−1970): Mensonge : Le Nigeria a minimisé le génocide contre les Igbos, tandis que les médias occidentaux (BBC) ont exagéré l’aide humanitaire pour justifier une neutralité passive. Médias : Images de famine relayées sans enquêter sur les blocus nigérians. Conséquence : 1 – 3 millions de morts, soutien occidental indirect au Nigeria. Preuve : Rapport Carnegie (1969) critique la désinformation. Témoignage de Nayirah (Guerre du Golfe, 1990 – 1991): Mensonge : Une jeune Koweïtienne, « Nayirah » (fille de l’ambassadeur koweïtien, non identifiée à l’époque), a témoigné devant le Congrès américain le 10 octobre 1990, affirmant avoir vu des soldats irakiens retirer des bébés des incubateurs dans un hôpital koweïtien, les laissant mourir. Cela a galvanisé l’opinion publique pour une intervention. Rôle des médias : CNN et autres ont diffusé ce témoignage en boucle, sans enquêter sur son authenticité. Il s’est avéré orchestré par l’agence de relations publiques Hill & Knowlton, payée par le gouvernement koweïtien. Aucun bébé n’a été tué ainsi (rapport Human Rights Watch, 1992). Conséquences : La guerre
2020 – 2025 : êtes-vous un complotiste épanoui ?

Le terme “complotiste” est un formidable outil des médias de grands chemins pour mettre fin à tous débats et tous questionnement qui les dérangent ; leur secret étant de l’asséner à longueur de journée et de provoquer comme un réflexe pavlovien chez leurs auditeurs-spectateurs. Cependant,ces cinq dernières années, tellement de “théories du complot” se sont avérées que cela méritait un petit inventaire. Hypothèse de la fuite du laboratoire pour le COVID-19 Théorie : Le virus ne provient pas d’un « saut » de la chauves-souris au pangolin dans un marché humide, mais s’est échappé de l’Institut de virologie de Wuhan, peut-être conçu artificiellement. Évolution : D’abord rejetée comme une conspiration farfelue en 2020 et censurée sur des plateformes comme Twitter, elle a gagné en crédibilité en 2021 quand le Département de l’Énergie et le FBI ont jugé une origine en laboratoire plausible, appuyés par des rapports de renseignement. Des documents déclassifiés et des témoignages sur la recherche de gain de fonction à Wuhan (partiellement financée par des subventions américaines) ont alimenté le débat. Un récent documentaire de France 5 confirme cette évolution : https://www.youtube.com/watch?v=HK-rA5j6GbQ Effets secondaires des vaccins COVID Théorie : Les vaccins à ARNm n’étaient pas aussi sûrs qu’annoncé, pouvant causer des problèmes cardiaques ou des caillots, et leur efficacité était exagérée. Évolution : En 2020 – 2021, douter de leur sécurité était tabou — taxé d’anti-vaccin. En 2023, des études (comme les données VAERS du CDC ou des rapports européens) ont confirmé des risques rares mais réels, comme la myocardite, surtout chez les jeunes hommes. Les documents de Pfizer, dévoilés sous ordre judiciaire, montraient une connaissance précoce d’effets indésirables. L’efficacité contre la transmission a aussi diminué, validant certains doutes. Pas un complot géant, mais la formule « sûr et efficace » s’est nuancée. Ivermectine comme traitement du COVID Théorie : Ce médicament bon marché a été supprimé par Big Pharma et les régulateurs malgré son efficacité. Évolution : Ridiculisé comme « pâte pour chevaux » en 2021, avec des mises en garde de la FDA, de petites études (par exemple en Inde, au Brésil) ont suggéré qu’il réduisait la gravité en début de traitement. Une méta-analyse de 2023 dans le Journal of Infection a trouvé des bénéfices modestes, bien que non miraculeux. L’idée d’une censure pour favoriser les vaccins a été partiellement validée quand le NIH l’a discrètement listé comme option en 2022. Toujours controversé, mais plus une pure fiction. Schéma identique pour la Chloroquine et l’Hydoxyhloroquine, des médications pourtant utilisées sans dommages depuis plus 70 ans. Le Scandale des SMS de Ursula von der Leyen (2021−2023) Théorie : La présidente de la Commission européenne aurait négocié en secret des contrats de vaccins Pfizer par SMS avec le PDG, puis “perdu” les messages. Confirmation : En 2022, la médiatrice européenne a critiqué l’opacité. En 2024, des enquêtes ont montré que ces deals à 35 milliards d’euros sentaient le favoritisme. Les SMS ? Toujours pas retrouvés. Oups, quelle maladresse ! L’Affaire des Masques en France (2020−2021) Théorie : Au début de la pandémie, le gouvernement français aurait menti sur les stocks de masques, disant qu’ils n’étaient pas si utiles… parce qu’il n’y en avait presque plus ! Confirmation : En 2021, des enquêtes (dont une du Sénat) ont révélé que les stocks stratégiques avaient été laissés à l’abandon depuis des années. Agnès Buzyn, ex-ministre de la Santé, a admis sous pression que c’était un “mensonge d’État” pour cacher la pénurie. Les “masques inutiles” sont devenus un symbole de cafouillage monumental ! Le Watergate Britannique : Partygate (2021−2022) Théorie : Boris Johnson et son équipe auraient organisé des fiestas à Downing Street pendant les confinements stricts imposés au public. Confirmation : En 2022, le rapport de Sue Gray a confirmé une douzaine de soirées, avec photos d’un BoJo verre à la main. Il a écopé d’une amende, une première pour un PM en exercice. “Règles pour vous, pas pour nous”, le slogan qui a fait tomber un clown politique ! L’ordinateur portable de Hunter Biden Théorie : Un ordinateur abandonné dans un atelier de réparation au Delaware contenait des preuves de corruption liées au fils de Joe Biden, étouffées par les géants technologiques et qualifiées de désinformation russe. Évolution : En octobre 2020, l’histoire du New York Post a été écrasée — Twitter a bloqué des comptes, et plus de 50 experts du renseignement ont crié à l’opération russe. En 2022, The Washington Post et The New York Times ont authentifié les données, incluant des emails sur des affaires étrangères. Le FBI a confirmé posséder l’ordinateur depuis 2019. Ce qui était « fake news » est devenu un vrai scandale, même si son ampleur reste discutée. Augmentation de la surveillance gouvernementale Théorie : Après 2020, les gouvernements ont utilisé les technologies de traçage pandémique pour étendre la surveillance des citoyens. Évolution : Les applications de traçage et codes QR ont suscité des craintes d’État surveillant. En 2024, des fuites (comme le renouveau de PRISM par la NSA) et l’évolution du système de crédit social chinois ont montré comment les outils COVID étaient détournés. Aux États-Unis, des révélations en 2023 sur des demandes de données FBI-NSA aux entreprises technologiques (dizaines de milliers par an) rappellent les conspirations de l’ère Snowden — sauf que c’est maintenant une politique avérée. Les Pandora Papers (2021) Théorie : Une fuite massive de documents révélant comment des politiciens et milliardaires planquent leur argent dans des paradis fiscaux. Confirmation : Plus de 330 politiciens de 90 pays impliqués, dont des Français comme l’ex-ministre Bernard Tapie (avant sa mort) ou des proches de figures politiques. Pas de condamnations massives, mais ça a mis un coup de projecteur sur l’évasion fiscale — et les excuses bidon qui vont avec ! L’Affaire Benalla (suite, 2021) Théorie : Alexandre Benalla, ex-proche de Macron, déjà connu pour avoir joué les gros bras en 2018, refait parler de lui avec des passeports diplomatiques utilisés après son éviction. Confirmation : En 2021, il est condamné à 3 ans de prison (dont 1 ferme) pour violences et usage abusif de ses fonctions. En 2023, de nouvelles révélations sur ses liens avec des oligarques russes ont relancé les questions sur la sécurité de l’Élysée. Macron doit encore en avoir des sueurs froides ! Le Qatar Gate (2022) Théorie : Des eurodéputés auraient été payés par le Qatar pour faire du lobbying pro-Coupe du Monde et pro-régime. Confirmation : Fin 2022, des perquisitions à Bruxelles ont trouvé des valises de cash chez l’eurodéputée Eva Kaili. En